Tu n'as pas manqué de confiance en toi. Tu as manqué de sécurité.
Formation FCT · Séance 57 · Module Thérapie

Tu n'as pas manqué
de confiance en toi.
Tu as manqué de sécurité.

Ce qui suit est tiré d'une séance réelle donnée dans la Formation en Coaching et Thérapie Islamique. Ce n'est pas de la théorie. C'est du terrain.

Il m'a demandé de prier pour qu'Allah lui retire la vie

Il y a quelques jours, j'ai eu une consultation qui m'a brisé le cœur.

Un frère. Seul dans un appartement qui ne lui appartient pas. Il ne mange plus vraiment. Il ne dort plus vraiment. Et dans ses invocations, celles qu'il murmure la nuit quand personne ne l'entend, il demande à Allah de lui retirer la vie.

Il n'est pas suicidaire au sens classique du terme. Il est musulman, il sait que ce n'est pas permis. Mais il souffre tellement qu'il n'a plus la force de demander autre chose que la mort.

Un divorce qu'il n'a jamais voulu. Une femme qu'il aimait profondément. Des années d'efforts que personne n'a vus. Et au bout du chemin : le vide.

En raccrochant, je suis resté silencieux quelques instants.

Pas parce que je n'avais rien à dire. Mais parce que ce genre de situation me rappelle, encore et encore, pourquoi ce travail est nécessaire. Pourquoi former des accompagnateurs qui comprennent vraiment l'être humain, dans sa chair, dans ses blessures, dans sa relation à Allah, est une urgence.

La vraie question n'est pas "pourquoi ça m'arrive à moi"

Ce frère m'a raconté son histoire en détail. Le mariage en 2013. La distance émotionnelle dès le départ : deux jeunes gens qui s'aimaient peut-être, mais qui ne savaient pas comment se rejoindre. Lui qui attendait qu'elle vienne vers lui. Elle qui attendait qu'il avance. Et entre les deux : le silence. Ce silence qui dit des choses. Beaucoup de choses.

Puis les coups de la vie. Une dépression. Des rêves brisés. Une femme qui a porté seule pendant cinq ans. Un couple qui s'est peu à peu transformé en deux étrangers qui se blessaient mutuellement sans même toujours le vouloir.

Et au bout du compte, une femme qui lui a dit des mots que je n'oublierai pas de sitôt.

"Cette fille pieuse que tu as connue, elle est morte.
Je suis une femme de l'enfer. Allah ne m'aime pas."

Quand il m'a répété ces mots, j'ai eu sincèrement mal pour elle. Parce que je voyais une jeune femme de 19 ans qui s'était mariée avec des étoiles dans les yeux, la conviction que son mariage allait la rapprocher d'Allah, et qui s'était retrouvée dans une tempête pour laquelle personne ne l'avait préparée.

Ni lui. Ni elle. Ni leurs familles. Ni la société.

Le problème, ce n'était pas qu'ils étaient mauvais. Le problème, c'est qu'ils n'avaient pas les outils.

Ce que personne ne t'a appris sur la confiance en toi

Dans cette séance de la FCT, j'ai partagé avec les apprenants quelque chose qui me tient à cœur depuis longtemps.

La confiance en soi n'est pas une donnée fixe. Elle est contextuelle. Elle dépend de ta situation, des personnes qui t'entourent, et surtout du sentiment de sécurité que tu ressens dans ta relation aux autres.

Elle n'est pas absolue. Elle ne se résume pas à ce que tu penses de toi en te regardant dans le miroir le matin. Et voici un exemple simple pour comprendre.

Tu sais conduire une voiture depuis des années. Quand tu prends le volant, tu n'y penses même plus. La confiance est là, naturelle, automatique. Maintenant, imagine qu'on te demande demain de conduire un bus. Même toi, avec toutes tes années de route, tu vas stresser. Pas parce que tu es nul. Pas parce que tu manques de valeur. Mais parce que la tâche est nouvelle, et tu n'as pas été formé pour ça.

C'est exactement comme ça que fonctionne la confiance en soi dans les relations humaines. Quand on te met dans un environnement qui ne te sécurise pas, ta confiance chute. Pas parce que tu es défaillant. Mais parce que l'environnement ne te permet pas de déployer ce que tu as en toi.

Revenons au frère que j'ai accompagné.

Ce qui s'était passé dans son couple, c'est que sa femme était devenue, sans qu'elle le veuille vraiment, le thermomètre de sa valeur. Quand elle le regardait avec tendresse, il se sentait quelqu'un. Quand elle le rejetait, il s'effondrait.

C'est ce qu'on appelle la dépendance affective. Et c'est l'une des formes les plus douloureuses d'insécurité intérieure, parce qu'elle te met à la merci de quelqu'un d'autre pour te sentir vivant. Ce n'est pas un jugement. C'est un mécanisme humain. On l'a tous en nous à des degrés divers. Mais il y a une sortie.

3 étapes pour sortir de la peur et retrouver ta confiance

Ce n'est pas une formule magique. C'est ce que j'observe sur le terrain, consultation après consultation.

1
La prise de conscience

Avant tout changement, il faut comprendre ce qui se joue. Pourquoi est-ce que je réagis comme ça ? Est-ce que le danger est réel, ou est-ce que je rejoue quelque chose de vieux : une blessure d'enfance, un conditionnement absorbé sans m'en rendre compte ? C'est le moment de prendre de la hauteur. Mode hélicoptère.

2
Dégrossir l'enjeu

Une fois que tu as pris du recul, tu peux analyser. Est-ce que cette situation est réellement dangereuse ? Ou est-ce que ma peur la rend plus menaçante qu'elle n'est ? La plupart de nos peurs sont des projections, des films qu'on se joue dans la tête avant même que la réalité n'ait eu le temps de parler.

3
L'action progressive

C'est là que beaucoup s'arrêtent. Parce qu'ils attendent de ne plus avoir peur avant d'agir. Or c'est exactement l'inverse. La peur ne disparaît pas avant l'action, elle disparaît dans l'action. On commence par des espaces sécurisants, des cercles bienveillants, des situations à faibles enjeux. Et on avance, palier par palier.

Tant que tu ne parles pas, la peur de parler reste entière. Le jour où tu prends la parole, même si ta voix tremble, même si tu n'es pas parfait, la peur commence à se dissoudre. Parce que tu es passé de l'incertitude à la réalité. Et la réalité, même imparfaite, est toujours moins terrifiante que ce qu'on s'imagine.

Et le spirituel dans tout ça ?

C'est la question que mes apprenants me posent toujours. Et c'est la question qui est au cœur de tout ce que je fais.

Avec ce frère, à la fin de la consultation, c'est le spirituel qui a tout changé. Pas parce que j'ai sorti des citations. Pas parce que je lui ai dit "aie confiance en Allah" comme une formule creuse. Mais parce que je lui ai proposé un changement de regard profond.

Sa femme qui partait n'était pas la preuve qu'il était un raté. C'était une étape, douloureuse, déchirante, mais réelle, dans un chemin que lui avait tracé Celui qui le connaît mieux qu'il ne se connaît lui-même.

Il avait fait de cette femme le centre de sa vie. Et à partir du moment où elle est partie, il n'avait plus de raison de vivre. Mais on n'a pas été créés pour une personne. On a été créés pour Allah. Et quand on remet cette vérité au centre, pas en surface, pas comme un slogan, mais vraiment, dans les tripes, quelque chose se libère.

L'épreuve ne dit pas qu'Allah ne t'aime pas. Elle dit qu'Il veut te ramener à quelque chose de plus profond que ce que tu cherchais.

Il est reparti apaisé. Pas guéri : ça prendra du temps. Mais apaisé. Avec une lumière dans les yeux qu'il n'avait pas en arrivant.

C'est ça, le travail que je fais. Et c'est ça que j'essaie de transmettre dans la formation.

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Tout ce que tu viens de lire, c'est ce qui se transmet dans la FCT. Pas des théories abstraites. Des outils concrets, ancrés dans la psychologie et dans l'islam, testés séance après séance avec de vraies personnes qui souffrent vraiment.

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Qu'Allah vous guide et vous facilite. À très vite, Aboubakr